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Devenir conseiller de vente

J’inaugure ici une nouvelle catégorie : le principe est de soumettre des idées de business à monter. Beaucoup seront mauvaises mais certaines pourraient être bonnes et toutes peuvent donner lieu à des échanges intéressants. Toutes ces idées ont en commun le web, qui occupe une très grande part de mon temps et donc, de ma production…

 

L’idée du jour est un « Zlio-like ». Elle m’est venue en travaillant sur les avis utilisateurs et leur rôle sur le taux de transformation. Elle demande peu de capitaux et n’attend plus que son créateur…

 

Le concept

Tout le monde le sait à présent (même MG, private Joke), les avis produits sont importants sur un site. Plus que de donner de l’information supplémentaire sur le produit, ils rassurent le prospect par leur objectivité. En fait, ils sont un outil d’aide à la vente. Si on faisait le parallèle avec un magasin physique, c’est comme si dans un rayon, je pouvais distinguer les clients normaux de « ceux qui seraient prêts à me conseiller » si j’avais une question… Une seule différence : je ne peux pas poser de question à l’auteur de l’avis produit. Au mieux, je peux interagir avec cet avis en le déclarant utile ou pas…

Partant de constat et du parallèle avec le monde de la distribution, j’ai imaginé le concept suivant :

  • Conseiller de vente : je suis client fidèle sur un site, je m’identifie à cette marque. Le site me donne la possibilité de postuler pour devenir conseiller de vente sur le ou les rayons que je connais le mieux. Lors de la  remise de ma candidature, j’indique au site tous les moyens de contact que je mets à disposition pour conseiller un client. Pour chacun, je précise les heures de disponibilité. Je précise également les langues que je parle… Il y a une sélection à l’entrée. Même si le marchand aura intérêt à développer la « long tail des conseillers« , il doit aussi garantir la qualité des conseils donnés.
  • Demander conseil à un ami : une fois ma candidature acceptée par le site, j’apparais sur chaque fiche produit, au même titre que les autres conseillers de ce rayon derrière un bouton de demande de conseil.
  • Comme chez le coiffeur : le client qui souhaite avoir un conseil consulte alors la liste des conseillers de ce rayon parlant sa langue. Il choisit alors en fonction de plusieurs critères : c’est un habitué et il demande à être conseillé par celui qui l’a si bien orienté lors de son dernier achat… ou bien il choisit le conseiller le plus rapidement disponible… ou bien encore il choisit celui qui a été le mieux noté par les clients précédents…
  • Rémunération : comme en affiliation, le conseiller pourrait être rémunéré par une commission. Cela intéressera ceux qui décideront d’en faire leur métier. Leurs tarifs seront hauts car ils seront reconnus et demandés, comme des designers… Ils seront une garantie pour le site d’un bon taux de transformation. D’autres conseillers seront simplement des passionnés qui chercheront à satisfaire un besoin de reconnaissance dans leur domaine et seront fiers d’être sur le podium papiers peints… Entre les deux, on pourrait imaginer une rémunération par bon d’achats…
  • Qui paie : cela peut être le client qui demande un conseil. Mais ça peut aussi être le marchand qui, en plus d’augmenter son taux de transformation, réalise des économies substantielles (coûts des contacts clients).

 

Les points forts

Pour le client :

  • obtenir des conseils neutres et objectifs,
  • obtenir des conseils à toute heure et dans n’importe quelle langue.

Pour le client conseilleur :

  • être reconnu comme un expert dans un domaine,
  • gagner de l’argent.

Pour le marchand :

  • augmenter à moindre coût le nombre et la qualité de conseils à la vente,
  • fidéliser ses clients fidèles en rendant un peu difficile l’accès à ces postes de conseillers.

 

Alors bien sur, il y a aussi des freins :

  • Comment gérer la qualité des conseils ? Je pense qu’en demandant à chaque client d’évaluer son conseiller de vente, on règle vite le problème.
  • Est-ce rentable ? Il faut en effet vérifier, si c’est le marchand qui paie le conseiller, qu’un équilibre existe entre la marge du marchand et l’intérêt du client.
  • Le réseau de conseiller est-il exclusif ? Je pense que comme en affiliation, il existerait deux systèmes : les plateformes qui mettent en relation les marchands avec un grand nombre de conseillers qui travaillent pour plusieurs. Les plus grands marchands auraient intérêt à développer leur propre réseau de conseillers et à les fidéliser…

 

Les concepts qui s’en rapprochent

En rédigeant cet article, je me suis rappelé que j’avais vu quelque chose du genre il y a 2 ou 3 ans. Après recherche, c’est priceminister qui avait lancé un concept similaire en partenariat avec wengo, spécialiste de la voix sur IP.

 

Je ne sais pas si ce test est concluant. Wengo affiche tout de même 655 conseillers, dont les plus actifs ont déjà été évalués une vingtaine de fois. Mais cela me parait parait faible par rapport au volume de transaction que doit avoir priceminister.

Il y a donc peut-être d’autres freins. Notamment, je pense qu’en CtoC, le client préfère poser sa question directement au vendeur puisque l’objet est unique. Je n’ai par contre pas trouvé d’exemple en France ou ailleurs de test allant dans ce sens.

Enfin, la question que l’on peut se poser est quel est le coeur de métier du commerçant ? En effet, si je rémunère des webmasters pour m’apporter du trafic qualifié, des clients pour conseillers mes prospects, que me reste-t-il ? La constitution de ma gamme, l’animation de ces réseaux, et la livraison des commandes. Bien que je sois certain que d’autres tâches encore pourront être confiées à nos clients fidèles à l’avenir…

 

Sondage

Pour conclure, un petit sondage concernant les contacts clients avant-vente :

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Sondage sur le taux de transformation

Obtenir de l’aide , c’est aussi obtenir des chiffres. Il est parfois difficile de faire un benchmark chiffré sur un élément clé du modèle économique d’une entreprise. Je lancerai donc de temps à autre un sondage sur ce qui intéresse aussi tous les fondateurs et dirigeants de site e-commerce.

 

Avant de nous poser la question de savoir quel est notre taux de transformation, précisons son calcul :

Le taux de transformation est le rapport entre le nombre d’acheteurs et le nombre de visiteurs d’un site sur une même période. Nous parlons bien de visiteurs et pas de visites …

De plus, comme le taux de transformation varie énormément en fonction des produits vendus, merci de répondre au sondage qui correspond à votre panier.

 

Votre panier est inférieur à 40€
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Votre panier est compris entre 40 et 80€
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Votre panier est compris entre 80 et 120€
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Votre panier est supérieur à 120€
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N’hésitez pas à me faire connaître quels autres indicateurs vous souhaiteriez pouvoir bencher…
 
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Combien vaut un email ?

La base de données clients est stratégique dans tous les métiers de vente à distance. Le coût d’acquisition d’une commande est imbattable lorsque l’on peut envoyer une une newsletter à des centaines de milliers de clients. Il parait donc crucial de développer sa quantité et la qualité de sa base; Mais à quel prix ? Jusqu’où peut-on aller pour recruter un email ? Sa valeur est-elle liée à l’information en soit ou au modèle économique de celui qui l’utilise ?

 

J’ai déjà posté un billet sur ce blog pour donner des pistes pour développer sa base de donnée client par son trafic, en soignant son taux d’opt-in. Mais on se rend bien vite compte que cela n’est pas suffisant, que le trafic n’amène pas forcement un des opt-in qualifiés, que la rapidité de développement de la base n’est pas assez rapide. Très vite on arrive à envisager des solutions externes pour augmenter son nombre d’email. Parmi ces solutions, il y a les emailings croisés avec d’autres marchand (prochain billet à venir), la location de base, l’achat de base…

Mais qui dit location ou achat dit prix. Et si on fait un peu attention, il faut s’intéresser à la valeur de ce que l’on achète. Mais comment la calculer ? Y a-t-il un prix de marché ou est-ce lié à mon modèle ?

Approche modèle économique

Je me suis donc lancé dans des calculs avec comme hypothèses de départ factices les données suivantes :

  • taux d’ouverture * taux de clic = 10% (soit par exemple 33% d’ouverture et 33% de clics sur ouvreurs, ce qui est un bon taux moyen je pense),
  • taux de transformation : 1,5%
  • panier moyen : 100€ (pour simplifier les calculs),
  • marge nette : 30% (pour simplifier également…),
  • fréquence des newsletter : hebdo,
  • taux de désinscription : 1%,
  • durée de vie de l’email : 7 ans (j’avais lu cela quelque part mais n’ai rien retrouvé à ce sujet et suis preneur de toute info).

J’obtiens alors une valeur de 1€20. Autrement dit, si je dirige une société de vente en ligne avec les indicateurs ci-dessus, que j’ai du cash et que quelqu’un me propose d’acheter 100.000 emails pour 120.000€, je dois sauter dessus car dans l’année, j’aurai rentabilisé mon investissement.

Ce raisonnement ne vaut bien sur que sous une condition importante : je connais mes clients et je sais que le ciblage des bases achetées est au moins aussi bon que celui de ma base. J’aurai donc toute chance de voir ces hypothèses se vérifier.

Approche loueur de base

Ce qui m’étonne c’est que les entreprises dont le métier est de louer des bases ne fixent pas les prix en fonction de la valeur qu’elle peuvent créer chez chaque client. Le prix est fixe. Il varie à la baisse avec le volume et à la hausse avec la finesse du ciblage.

Avez-vous des avis sur le sujet ? Comment valorise-t-on la base email d’une entreprise qui veut se vendre ou qui a déposé le bilan ? Quel est selon vous le meilleur moyen de développer votre base email massivement ?

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