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Combien vaut un email ?

La base de données clients est stratégique dans tous les métiers de vente à distance. Le coût d’acquisition d’une commande est imbattable lorsque l’on peut envoyer une une newsletter à des centaines de milliers de clients. Il parait donc crucial de développer sa quantité et la qualité de sa base; Mais à quel prix ? Jusqu’où peut-on aller pour recruter un email ? Sa valeur est-elle liée à l’information en soit ou au modèle économique de celui qui l’utilise ?

 

J’ai déjà posté un billet sur ce blog pour donner des pistes pour développer sa base de donnée client par son trafic, en soignant son taux d’opt-in. Mais on se rend bien vite compte que cela n’est pas suffisant, que le trafic n’amène pas forcement un des opt-in qualifiés, que la rapidité de développement de la base n’est pas assez rapide. Très vite on arrive à envisager des solutions externes pour augmenter son nombre d’email. Parmi ces solutions, il y a les emailings croisés avec d’autres marchand (prochain billet à venir), la location de base, l’achat de base…

Mais qui dit location ou achat dit prix. Et si on fait un peu attention, il faut s’intéresser à la valeur de ce que l’on achète. Mais comment la calculer ? Y a-t-il un prix de marché ou est-ce lié à mon modèle ?

Approche modèle économique

Je me suis donc lancé dans des calculs avec comme hypothèses de départ factices les données suivantes :

  • taux d’ouverture * taux de clic = 10% (soit par exemple 33% d’ouverture et 33% de clics sur ouvreurs, ce qui est un bon taux moyen je pense),
  • taux de transformation : 1,5%
  • panier moyen : 100€ (pour simplifier les calculs),
  • marge nette : 30% (pour simplifier également…),
  • fréquence des newsletter : hebdo,
  • taux de désinscription : 1%,
  • durée de vie de l’email : 7 ans (j’avais lu cela quelque part mais n’ai rien retrouvé à ce sujet et suis preneur de toute info).

J’obtiens alors une valeur de 1€20. Autrement dit, si je dirige une société de vente en ligne avec les indicateurs ci-dessus, que j’ai du cash et que quelqu’un me propose d’acheter 100.000 emails pour 120.000€, je dois sauter dessus car dans l’année, j’aurai rentabilisé mon investissement.

Ce raisonnement ne vaut bien sur que sous une condition importante : je connais mes clients et je sais que le ciblage des bases achetées est au moins aussi bon que celui de ma base. J’aurai donc toute chance de voir ces hypothèses se vérifier.

Approche loueur de base

Ce qui m’étonne c’est que les entreprises dont le métier est de louer des bases ne fixent pas les prix en fonction de la valeur qu’elle peuvent créer chez chaque client. Le prix est fixe. Il varie à la baisse avec le volume et à la hausse avec la finesse du ciblage.

Avez-vous des avis sur le sujet ? Comment valorise-t-on la base email d’une entreprise qui veut se vendre ou qui a déposé le bilan ? Quel est selon vous le meilleur moyen de développer votre base email massivement ?

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Transformer les visiteurs en opt-in

Au vu du coût de développement du trafic, il est capital de ne pas se focaliser exclusivement sur le taux de transformation (nombre de commandes / nombre de visiteurs uniques) mais aussi sur le taux d’opt-in, ou le pourcentage des visiteurs uniques qui s’inscrivent à la newsletter d’un site marchand. L’enjeu est donc de garder un maximum de traces des visiteurs ciblés dont on a acheté le passage sur le site.

Ce taux d’opt-in devient encore plus important lorsqu’on constate que le coût d’acquisition d’une campagne de marketing direct ciblée est l’un des plus compétitifs.

Petit tour d’horizon donc, des best-practice pour développer sa base d’opt-in ?

Soigner chacun de ses clients

Cela parait évident, mais le meilleur moyen de susciter l’envie de recevoir des infos de votre part est d’avoir une bonne réputation.

Mettre en avant le module d’inscription à la newsletter du site.

Là aussi, c’est un basique mais un module coloré, éclairé, gros et bien placé est une bonne manière d’augmenter son taux d’opt-in.

Expliquer pourquoi s’inscrire

« Recevez toutes nos offres en vous inscrivant à la newsletter ». Un texte incitatif peut permettre de capter l’attention. Il faut alors le prouver en plaçant un lien vers la dernière newsletter qui permettra aux visiteurs de vérifier que chaque newsletter contient vraiment des bonnes affaires.

C’est ce que nous faisons sur le site koodza.fr :

Forcer la main

Certains sites n’hésitent pas à ajouter sur la première page vue du site une « pop-in » invitant à s’inscrire à la newsletter. Il s’agit en fait d’un calque qui se superpose au site et qui oblige le client à s’inscrire ou à fermer afin de pouvoir naviguer sur le site. Ce moyen est risqué mais sans doute très efficace, notamment sur la page d’accueil du site ou le taux de rebond est le plus haut.

Chez spartoo, on va encore plus loin : cela fait plusieurs fois que je remarque qu’avant une période forte de commerce, le site est véritablement bloqué pour les visiteurs. Il devient pendant quelques jours un site de vente privée. C’est le cas en ce moment, avant les soldes.

Séquencer la demande d’informations

Une fois que le visiteur désire s’inscrire à la newsletter, il faut aussi lui rendre la tâche facile. Pour cela, deux règles sont à respecter : soigner les formulaires (ceci fera l’objet d’un post dédié) & procéder par étapes. Demander d’abord la saisie de l’email. Cette simple saisie doit valider l’inscription à la newsletter car notre visiteur n’a peut-etre pas plus de temps maintenant.

Après la saisie de l’email, proposer au client de fournir d’autres informations sur ces centres d’intérêt en n’oubliant pas de lui expliquer pour chaque champ son avantage à fournir cette information. Présenter les champ par intérêt décroissant pour le client. A titre d’exemple, il ne faut donc pas lui demander son adresse postale sur le premier écran d’inscription à la newsletter.

Cette politique de collecte d’informations clients impose à toute entreprise e-commerce de développer un savoir-faire de qualification d’adresses et de savoir gérer plusieurs niveaux d’informations…

Tester l’adresse à la volée

En testant lors du processus d’inscription que le nom de domaine de l’adresse existe, on évite certaines erreurs de saisie et on peut proposer de manière interactive au client de corriger une éventuelle faute de frappe et des futurs NPAI. Ces adresses mail fausses sont appelée HardBounce par les routeurs.

Confirmation d’inscription

De plus en plus de site demandent une confirmation d’inscription à leur newsletter en envoyant à l’adresse mail saisie un lien à cliquer. Je ne suis pas pour cette option car elle compléxifie l’inscription pour le client et n’a comme seul intérêt que de diminuer les couts du marchands en ne routant pas la newsletter à de mauvaises adresses.

Le meilleur compromis semble être de confirmer par mail l’inscription à la newsletter. L’envoi de ce mail permet 2 choses : éviter les désagréments et informer le client qu’un tiers l’a peut-être inscrit et de vérifier que l’adresse est utilisable. En effet, la boite mail peut-etre juste mais la boite de réception pleine. Ces cas d’erreur sont appelés SoftBounce. Il est important de le noter pour proposer au client dans uen visite ultérieure de changer d’adresse.

Voyez-vous d’autres bonnes pratiques pour augmenter son taux d’opt-in ? J’ai cherché des bench pour connaitre un taux d’inscription cible mais n’en ai pas trouvé. si vous avez des informations, n’hésitez pas à les laisser en commentaire.