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Qualifier sa base de donnée email

Nous le savons tous, les campagnes de marketing direct sont plus performantes lorsqu’elles sont pertinentes. Les résultats de 50 campagnes ciblées (par intérêt ou RFM) Sur une base de 1.000.000 de clients sont toujours plus performantes que la campagne unique sur cette même base. Il est donc capital de savoir qualifier sa base de donnée clients et prospects.

 

Quelques définitions

Lorsqu’on parle d’emailing, on utilise des termes qu’il convient de définir :

NPAI : nb d’emails non aboutis / nb d’emails envoyés

Taux d’ouverture ou taux d’ouvreurs : nb d’ouvreurs uniques / nb d’emails aboutis

Taux de clic ou taux de cliqueurs : nb de cliqueurs uniques / nb ‘emails aboutis

Réactivité de la base : nb de cliqueurs uniques / nb d’ouvreurs uniques

Quelques constats

Toutes choses égales par ailleurs, les emails de clients réagissent mieux et surtout, transforment mieux que les emails de prospects. Ainsi, si on envoie le même email, au même moment, à une base de clients et de prospects (qui n’ont jamais acheté), les ventes réalisées par les clients seront beaucoup plus nombreuses.

D’un coté, cela peut paraître logique, de l’autre, c’est étrange : la confiance générée par un premier achat est-elle si importante dans l’acte de passer commande ? Faites-vous le même constat ?

 

Si ce constat est universel, tout bon e-commerçant en déduira l’une des stratégies suivantes :

  • Il vaut mieux recruter un email qualifié que 5 emails seuls.
  • Il faut recruter des emails en masse et acquérir le savoir-faire de qualification.
  • Recruter exclusivement des emails lors du passage de commande.

On peut rapidement éliminer la dernière solution qui ne conviendrait peut-être qu’au 20 plus gros sites en France. Le besoin de croissance et le faible coût d’acquisition de commandes par le marketing direct mettent rapidement une pression énorme sur la taille de la base client.

Recruter puis qualifier ou recruter qualifié ?

Soyons humble, dans ce domaine, la plupart des e-commerçants multiplient les possibilités de capter un email. C’est donc qu’en matière de constitution de base de données clients, il est sans doute moins cher de qualifier une base que d’acquérir une base qualifiée.

Quelles sont les moyens qui permettent de mieux qualifier une base client :

  • Dans chaque email, afficher un lien bien visible « gérer mon profil » indiquant clairement à chaque destinataire qu’il peut être acteur de la pertinence des mails qu’il reçoit.
  • Intégrer un mini-sondage à chaque newsletter. Ce sondage simple (une question à choix multiple) doit permettre à chaque client d’améliorer les newsletter. Après clic sur la réponse qui lui convient, proposer au client de mettre à jour / compléter son profil. Cette solution aura comme double conséquence de mesurer la pertinence des newsletters envoyées en plus d’aider à mieux qualifiée la base.
  • Organiser une enquête satisfaction (suite à achat ou à réceptions des 5 premières newsletters). De même, cette enquête place chaque client dans un rôle d’acteur avant de lui proposer de compléter son profil.
  • Organiser un jeu concours : en mettant ce jeu en avant auprès de la base des ouvreurs exclusivement, on augmente les chances d’éviter les fameux concouristes. Le jeu permet au client de multiplier ses chances de gagner en échange d’informations le concernant.
  • Faire appel à des prestataires externes : il existe des société qui vous permettent de croiser leur fichier client avec le votre. Chaque fois qu’un email est commun, vous pouvez acheter les informations liées à cet email. Le coût est variable en fonction des données achetées et du nombre d’email enrichis.
  • Être pertinent : ce moyen est sans doute le meilleur. en envoyant des newsletter pertinentes par intéret, on peut mettre en avant certaines d’entres elles dans les pages d’arbo de son site et recruter des emails qualifiés.

 

Recruter qualifié

Si la stratégie ci-dessus permet de recruter en masse des emails, puis de les qualifier, il ne faut pas cependant se priver de valoriser son trafic chèrement acquis par des opt-ins ultra qualifiés. Je conseille de suivre 2 taux de transformation (commande et opt-in).

Les meilleurs recrutement se font sur le site. Si une personne s’abonne à votre newsletter sur la page des frigos américains, on peut en déduire, faute de précisions de sa part, qu’elle est intéréssée par ce produit. Cette technique de qualification nécessite que votre base de données soit conçue pour stocker des informations déclaratives et des informations comportementales.  Ainsi, un client peut se dire passionné par les voyages au soleil mais ne booker chez vous que des séjours à la montagne. Les deux informations sont alors intéressantes à avoir. La première est déclarative, la seconde comportementale.

 

Pour doper le nombre de personnes qui s’inscrivent en ligne sans offrir de cadeau, une bonne idée est de proposer l’inscription à un moment que l’on sait favorable dans la relation qu’a l’internaute avec la marque : une commande livrée dans les délais, la fin de la lecture d’un guide d’achat (technique utilisée sur ce blog ;-) ), au moment de la découverte en avant-première d’une nouvelle gamme …).

Une deuxième façon de doper le taux d’opt-in est d’offrir une information en échange d’une insciption. C’est ce que fait cabestan, que je vous recommande plus bas.

 

Ne pas s’entêter

Pour limiter ces coûts, il faut cependant exclure de ses envois récurrents les emails qui n’ouvrent jamais. Ils peuvent être isolés et réactivés une fois ou deux par an mais si vous envoyez une newsletter par semaine et que 30% de votre base n’en a ouvert aucune en 3 mois, il est même préférable de faire une pause : vous limiterez vos coûts tout en diminuant les chances de désabonnement.

Quelques ressources pour avancer

Cet article est inspiré entre autres du livre blanc fait par Cabestan et de ce livre passionnant que je suis en train de lire.

 

 

 

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Combien vaut un email ?

La base de données clients est stratégique dans tous les métiers de vente à distance. Le coût d’acquisition d’une commande est imbattable lorsque l’on peut envoyer une une newsletter à des centaines de milliers de clients. Il parait donc crucial de développer sa quantité et la qualité de sa base; Mais à quel prix ? Jusqu’où peut-on aller pour recruter un email ? Sa valeur est-elle liée à l’information en soit ou au modèle économique de celui qui l’utilise ?

 

J’ai déjà posté un billet sur ce blog pour donner des pistes pour développer sa base de donnée client par son trafic, en soignant son taux d’opt-in. Mais on se rend bien vite compte que cela n’est pas suffisant, que le trafic n’amène pas forcement un des opt-in qualifiés, que la rapidité de développement de la base n’est pas assez rapide. Très vite on arrive à envisager des solutions externes pour augmenter son nombre d’email. Parmi ces solutions, il y a les emailings croisés avec d’autres marchand (prochain billet à venir), la location de base, l’achat de base…

Mais qui dit location ou achat dit prix. Et si on fait un peu attention, il faut s’intéresser à la valeur de ce que l’on achète. Mais comment la calculer ? Y a-t-il un prix de marché ou est-ce lié à mon modèle ?

Approche modèle économique

Je me suis donc lancé dans des calculs avec comme hypothèses de départ factices les données suivantes :

  • taux d’ouverture * taux de clic = 10% (soit par exemple 33% d’ouverture et 33% de clics sur ouvreurs, ce qui est un bon taux moyen je pense),
  • taux de transformation : 1,5%
  • panier moyen : 100€ (pour simplifier les calculs),
  • marge nette : 30% (pour simplifier également…),
  • fréquence des newsletter : hebdo,
  • taux de désinscription : 1%,
  • durée de vie de l’email : 7 ans (j’avais lu cela quelque part mais n’ai rien retrouvé à ce sujet et suis preneur de toute info).

J’obtiens alors une valeur de 1€20. Autrement dit, si je dirige une société de vente en ligne avec les indicateurs ci-dessus, que j’ai du cash et que quelqu’un me propose d’acheter 100.000 emails pour 120.000€, je dois sauter dessus car dans l’année, j’aurai rentabilisé mon investissement.

Ce raisonnement ne vaut bien sur que sous une condition importante : je connais mes clients et je sais que le ciblage des bases achetées est au moins aussi bon que celui de ma base. J’aurai donc toute chance de voir ces hypothèses se vérifier.

Approche loueur de base

Ce qui m’étonne c’est que les entreprises dont le métier est de louer des bases ne fixent pas les prix en fonction de la valeur qu’elle peuvent créer chez chaque client. Le prix est fixe. Il varie à la baisse avec le volume et à la hausse avec la finesse du ciblage.

Avez-vous des avis sur le sujet ? Comment valorise-t-on la base email d’une entreprise qui veut se vendre ou qui a déposé le bilan ? Quel est selon vous le meilleur moyen de développer votre base email massivement ?

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