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Saveurs anciennes et chemins noisettes

Une fois n’est pas coutume, je souhaite vous présenter un concept ecommerce, ou plutôt la vidéo du concept… Je voulais écrire un article sur l’âne gourmet mais je me rends compte que ce projet (en passe d’aboutir) est merveilleusement servi par une vidéo très aboutie montée par le fondateur Serge RYBACKI. L’animation, le scénario et la musique se marient dans une harmonie qui nous renvoie en enfance. La vidéo se termine par un texte générique tout simplement magnifique et « chairdepoulesque ». Je vous laisse donc en profiter …
 

 
Suivez les évolutions du projet sur le blog l’asinerie… Je posterai certainement un article complet sur ce site après sa sortie car il y a beaucoup de choses à en dire …

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Le cross-selling, pure théorie ou killer application ?

L’objectif du cross-selling est-il d’augmenter le panier moyen ou le taux de transformation ? En ajoutant des produits complémentaires à coté du panier, favorise-t-on l’ajout d’un article supplémentaire au panier ou donne-t-on plus de chance aux petits paniers d’aboutir vraiment ?

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En fait, je suis depuis toujours sceptique sur le fait que l’on augmente son CA par le cross-selling. Il y a bien sur des domaines ou cela fonctionne bien, lorsque par exemple, le produit acheté est inutilisable sans un accessoire (la carte mémoire pour l’APN, les capsules pour une machine Nespresso …). Mais en montrant un meuble TV à un client qui achète un écran plasma, augmente-t-on vraiment son panier ?

Définition du cross-selling

Voici la définition du journaldunet :

« Le cross selling, ou ventes croisées, désigne une technique commerciale, particulièrement adaptée à Internet, permettant de proposer au client d’un site, intéressé par un produit, un ensemble d’autres produits complémentaires. Soit parce qu’ils interviennent directement dans la conduite d’un projet ou la confection d’une recette (un parquet et du vitrificateur, des tomates et de la Mozzarella); soit parce qu’ils concernent le même thème ou le même auteur; soit comme le pratique Amazon, parce qu’ils ont été achetés par les mêmes personnes (les personnes qui ont acheté ce livre ont également acheté tel autre). Cette technique permet d’augmenter le panier moyen et de rendre visible des produits qui ne le sont pas. Enfin, les liens de Cross-selling peuvent-être gérés automatiquement (comme chez Amazon par exemple), mais, la plupart du temps, ils sont gérés manuellement. les vépécistes figurent parmi les pionniers de cette technique. »

Objectifs potentiels du cross-selling
  • Augmenter le panier en augmentant le nombre d’articles
  • Diminuer le taux d’abandon dans le tunnel de commande pour les petits paniers
  • Augmenter la visibilité de certains produits
Inconvénients liés au cross-selling

Quelques gros marchands ont identifié que l’implémentation du cross-selling est à double tranchants. Si ce dernier est mal fait et oblige l’internaute à retourner sur une fiche de produit plutôt complémentaire, il aura plutôt tendance à faire chuter le taux de transformation.

Article à lire à ce sujet : eCommerce & Shopping Cart Usability: 21 Best Practices.

Une bonne politique de cross-selling
  • Placer le cross-selling sur une page unique, entre le panier et le paiement,
  • Permettre au client d’ajouter les produits au panier directement sur cette page,
  • Présenter des produits pertinents, réellement complémentaires du produit déjà ajouté au panier,
  • Actualiser automatiquement le montant du panier, sans demander au client de cliquer sur un bouton « recalculer »

Si vous avez des retours d’expérience sur le sujet, je suis preneur.

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Un billet, et puis c’est tout !

Faire payer le fait de payer, c’est possible. Easyjet facture 7€50 ses clients qui souhaitent payer en ligne avec une carte VISA.

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En réservant un billet d’avion sur le site d’easyjet, je me rends compte que la compagnie aérienne applique bien les basiques des low-costs. Et cela marche …

La compagnie aérienne Southwest est reconnue comme celle qui a inventé le concept des compagnies low-cost. La compagnie aérienne souhaitait se différencier en prix mais avait compris la première que toutes les compagnies payait le même prix pour les avions, la maintenance et le kérosène. C’est donc par le service et les frais de personnel qu’il fallait creuser l’écart.

Elle entreprit alors une baisse violente des prix et une chasse aux coûts inutiles, partant du principe que la plupart de ses clients souhaitaient se déplacer et pas boire un verre de Champagne. Elle lança donc une grande campagne de pub en affirmant à ses clients qu’elle aurait des prix imbattables mais que si ceux-ci voulaient manger des cacahuètes pendant le vol, alors ils devraient les amener eux-mêmes à bord. Cette stratégie fonctionna si bien que les low-costs furent surnommées les peanuts airline… surtout par les compagnies dont les coûts n’étaient pas aussi bas.

Quel rapport avec le ecommerce ?

Et bien je pense que les sites de e-commerce qui souhaitent se positionner sur le prix doivent justifier leur baisse de prix en mettant en avant de manière transparente la baisse de coût, et éventuellement, la baisse de qualité ou de valeur pour leur client. Ainsi, sans bagage et en payant sur Internet avec une carte bleue, on peut faire Lyon / Porto pour 30€. Si on souhaite emmener 2 bagages et payer en VISA, le prix double.

Cela ne doit donc pas empêcher ces sites de proposer des services optionnels et payants aux clients plus exigeants qui souhaiteraient un meilleur service.

A l’époque la Southwest a sans doute été fort décriée dans sa chasse aux coûts.

Imaginez un peu ce que cela donnerait en ecommerce :

  • un numéro de tracking optionnel et payant,
  • un emballage consigné à rapporter en point relais ou un emballage classique payant,
  • des alertes de suivi de commande payantes également,
  • un numéro de téléphone payant pour l’aide à la vente,
  • un seul mode de paiement gratuit, le moins cher pour le marchand,
  • une réduction si la commande est passée dans la nuit, aidant ainsi le marchand à lisser son trafic,
  • une réduction si le client accepte de fournir plus d’informations au marchand lui permettant d’éviter tout risque de fraude,

Je suis sur qu’il y a de nombreux autres coûts qui nous parraissent maintenant incontournables jusqu’à ce qu’un jour, un e-commerçant sérieux décide de changer les règles et invente le low-cost du e-commerce (comme cela s’est d’ailleurs passé dans le retail avec l’arrivée fulgurante du hard-discount). Internet n’est en effet pas le low-cost du retail, c’est un autre modèle. Attendons le very-low-cost !

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