Faire payer le fait de payer, c’est possible. Easyjet facture 7€50 ses clients qui souhaitent payer en ligne avec une carte VISA.
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En réservant un billet d’avion sur le site d’easyjet, je me rends compte que la compagnie aérienne applique bien les basiques des low-costs. Et cela marche …

La compagnie aérienne Southwest est reconnue comme celle qui a inventé le concept des compagnies low-cost. La compagnie aérienne souhaitait se différencier en prix mais avait compris la première que toutes les compagnies payait le même prix pour les avions, la maintenance et le kérosène. C’est donc par le service et les frais de personnel qu’il fallait creuser l’écart.
Elle entreprit alors une baisse violente des prix et une chasse aux coûts inutiles, partant du principe que la plupart de ses clients souhaitaient se déplacer et pas boire un verre de Champagne. Elle lança donc une grande campagne de pub en affirmant à ses clients qu’elle aurait des prix imbattables mais que si ceux-ci voulaient manger des cacahuètes pendant le vol, alors ils devraient les amener eux-mêmes à bord. Cette stratégie fonctionna si bien que les low-costs furent surnommées les peanuts airline… surtout par les compagnies dont les coûts n’étaient pas aussi bas.
Quel rapport avec le ecommerce ?
Et bien je pense que les sites de e-commerce qui souhaitent se positionner sur le prix doivent justifier leur baisse de prix en mettant en avant de manière transparente la baisse de coût, et éventuellement, la baisse de qualité ou de valeur pour leur client. Ainsi, sans bagage et en payant sur Internet avec une carte bleue, on peut faire Lyon / Porto pour 30€. Si on souhaite emmener 2 bagages et payer en VISA, le prix double.
Cela ne doit donc pas empêcher ces sites de proposer des services optionnels et payants aux clients plus exigeants qui souhaiteraient un meilleur service.
A l’époque la Southwest a sans doute été fort décriée dans sa chasse aux coûts.
Imaginez un peu ce que cela donnerait en ecommerce :
- un numéro de tracking optionnel et payant,
- un emballage consigné à rapporter en point relais ou un emballage classique payant,
- des alertes de suivi de commande payantes également,
- un numéro de téléphone payant pour l’aide à la vente,
- un seul mode de paiement gratuit, le moins cher pour le marchand,
- une réduction si la commande est passée dans la nuit, aidant ainsi le marchand à lisser son trafic,
- une réduction si le client accepte de fournir plus d’informations au marchand lui permettant d’éviter tout risque de fraude,
- …
Je suis sur qu’il y a de nombreux autres coûts qui nous parraissent maintenant incontournables jusqu’à ce qu’un jour, un e-commerçant sérieux décide de changer les règles et invente le low-cost du e-commerce (comme cela s’est d’ailleurs passé dans le retail avec l’arrivée fulgurante du hard-discount). Internet n’est en effet pas le low-cost du retail, c’est un autre modèle. Attendons le very-low-cost !
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