ikom.fr – Conseil en stratégie e-commerce et multi-canale

ikom société de conseil en e-commerce

Après mure réflexion les derniers mois, j’ai trouvé le bon équilibre : je suis avec un associé en création d’un site internet mixant e-commerce et réseaux sociaux (je présenterai ce projet plus en détail dans les prochaines semaines) et  j’ai également opéré à une mutation pour ikom en en faisant le nom de ma société de conseil.

Le métier d’ikom est d’accompagner dans la durée les entreprises dans leur stratégie e-commerce et/ou multicanale.

Les clients actuels sont de trois types :

  • des grandes sociétés, plutôt historiquement retail et qui veulent développer ou lancer leur activité internet.
  • des fonds et banques qui ont besoin d’auditer des startups en phase de levée de fonds.
  • ces mêmes startups qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement dans la durée, après leur levée de fond, sur un modèle de « direction générale déléguée ».
Après 3 ou 4 mois d’activité en conseil, voici mes premières réflexions…

C’est passionnant

Contrairement à ce que je pensais, c’est passionnant. En effet, ayant été habitué à décider puis agir, j’avais peur que le rôle du consultant ne me frustre dans son aspect non concret. Je pensais que le fait de ne pas être acteur moi-même serait un frein. En fait, il n’en est rien. Mais pour cela, j’ai mis en place quelques garde-fous, que je conseillerais à toute personne qui, comme moi, voudrait se lancer dans le consulting après une longue période en tant que salarié/dirigeant d’une activité ecommerce :

  • ne prendre que des missions sur la durée : pour moi comme pour les entreprises que j’accompagne, je pense qu’il est préférable de se voir 10 jours sur un an que 10 jours en deux mois. Pour l’entreprise, c’est une manière de mieux profiter du consultant, qui a développé des reflexes différents à toutes les phases de vie de l’entreprise. Pour moi, c’est une manière de me sentir plus impliqué dans l’entreprise, de pouvoir debriefer des décisions prises quelques mois auparavant.
  • ne pas être consultant à temps plein, l’idéal étant de créer une activité ecommerce à coté. Cela permet en effet de rester bien au contact de la réalité mais cela permet aussi de … se reposer. Le conseil est une activité épuisante. Entre les trajets, les préparations et compte-rendus, tout le travail en temps masqué mais aussi l’énergie que l’on doit mettre en séance, il me parait impossible de travailler plus de 80 à 100 jours par an. J’ai choisi pour ma part de ne consacrer en moyenne que 2 jours par semaine à mon activité de conseil, ceci afin de pouvoir créer une entreprise à coté.
  • choisir ses missions. Même si j’ai fait une ou deux erreurs au départ, je pense que je trouve du plaisir à cette activité car j’ai la chance de cotoyer des dirigeants
    passionnants
    qui mènent des projets auxquels je crois.

Les autres bonnes surprises

En me lançant dans le conseil en e-commerce, je me disais que mes clients potentiels allaient sans doute être intéressés par l’expérience que j’avais accumulée ces 6 dernières années en tant que directeur e-commerce de DECATHLON. En fait, après le premier rdv, mes clients constatent souvent que je peux leur apporter plus encore : ainsi, nous dérivons régulièrement vers la stratégie prospective de l’entreprise et  cela me permet de mener régulièrement cet exercice que j’adore : réunir les personnes clés de l’entreprise pour imaginer ensemble à quoi ressemblera leur société dans 25 ans et quel est la meilleure voie pour arriver à cette vision. Sans oublier la question cruciale : quel rôle internet, les mobiles, les réseaux sociaux peuvent jouer pour atteindre cette vision.

Ce travail me permet aussi de toucher à l’organisation interne, au recrutement, à la mise en place de tableaux de bord. En définitive, ce qui me fait le plus vibrer dans ce métier ne réside pas dans la progression des indicateurs suite à ma venue mais plus dans le progrès des équipes.

Dernièr bon point mais sans doute le plus important. Ce métier favorise les rencontres avec de réels entrepreneurs et les échanges avec ces personnes sont passionnants !

Les regrets

Tout n’est pas rose cependant et il faut se préparer à cela si on souhaite devenir consultant :

  • Tout d’abord, la partie commerciale. Un consultant coute cher à une entreprise et la partie avant-vente d’une mission comporte naturellement son passage de négociation. Par contre, l »objet » négocié, c’est vous et il est délicat de chiffrer sa valeur ajoutée ;-)
  • Les contrats d’apporteurs d’affaires : j’étais sans doute naïf mais je n’imaginais pas qu’en tant que consultant, on pouvait être commissionné (dans le cadre d’un appel d’offres que l’on organise pour son client par exemple) par les entreprises contactées. Je pense que cela nuit à l’objectivité du conseil et que les clients ne seraient pas très heureux d’apprendre cela… Mais cela marche dans les deux sens : on peut également avoir à payer pour des missions auxquelles on aurait accès grâce à un intermédiaire. Pour l’instant, je refuse ce genre de pratiques également mais les temps peuvent devenir plus durs et je n’exclue pas les commissions dans ce sens sur le principe. Pourtant là aussi, l’entreprise qui a une mission à confier peut s’interroger sur la pertinence du consultant qui lui est apporté si en fait l’intermédiaire avait un intérêt à placer ce consultant là. Pour ne pas se mettre en porte-à-faux, il y a une solution simple que m’a donné un ami : inclure la commission dans sa proposition commerciale. Cela permet de ne pas réduire sa marge mais aussi de jouer la carte de la transparence au démarrage d’une mission.
  • Le travail en équipe manque cruellement. Bien sur, le conseil est un métier ou on a beaucoup d’échanges mais on ne construit pas quelque chose en équipe. je n’exclue donc pas d’étoffer Ikom et de recruter début 2012 des consultants expérimentés pour partager cette aventure mais aussi, accéder à d’autres types de mission. A cet effet, je rechercherai des personnes ayant travaillé 2 à 5 ans dans l’e-commerce, à un niveau stratégique, financier, logistique ou Marketing. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contacter. Je vous promets de travailler dur mais sur des missions passionnantes.

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Formulaire de création de compte : la synthèse en 10 étapes…

Cet article est la synthèse du Dossier de conception du formulaire d’inscription. Suite à l’observation de quelques gros sites français et internationaux, voici une compilation des best practices pour le formulaire de création de compte.

POSITIONNEMENT DE LA PAGE

1 – Demander l’email du client dans une première étape

amazon et SmartBargains font ainsi :

Cela devient un standard. Cette manière de procéder permet également de recontacter par email les clients qui n’auraient pas achevé de remplir le formulaire de la page suivante. Par cette relance, spoonkey récupère 21% des abandonnistes.

En option, on peut passer de l’étape de la saisie de l’email à l’étape du formulaire sans rechargement de page, comme le fait spartoo.

Ce procédé a enfin comme avantage d’amener plus « délicatement » les clients vers le fameux formulaire. A lire à ce sujet un article intéressant trouvé sur le blog A List Apart (merci Pamela ;-) ) traitant de « gradual engagement ».

2 – Afficher les étapes du tunnel de commande

Il est important d’y faire apparaître l’étape de création de compte. L’idée de Otto est originale puisque ce tunnel de commande est affiché sur la gauche, de manière verticale.

CHAMPS DEMANDES

3 – Se contenter des champs obligatoires

Dans la plupart des marchés, nous parlons de l’email, le mot de passe, l’adresse et l’opt-in newsletter. En France, il convient d’ajouter la civilité car nous sommes sensibles à cela et ne considérons pas comme privée cette information. Il ne faut pas confondre recrutement et qualification. Sauf si le modèle l’exige, ne pas demander d’informations du type date de naissance, composition du foyer…

ERGONOMIE GENERALE

4 – Soigner la lisibilité

  • Ne pas afficher les éléments de navigation des autres page du site.
  • Aligner les champs et les zones de saisie. Peu importe qu’ils soient alignés à gauche ou à droite mais il faut un formulaire bien équilibré.
  • Eviter les scrolls (penser aux messages d’erreurs qui peuvent demander de la hauteur ou de la largeur).
  • Occuper toute la page.
  • Cela parait évident mais il faut écrire gros. Un Français sur 3 est e-consommateur, il n’y a pas que des Geeks, adepte des résolutions microscopique. Cette remarque vaut pour le libellé des champs demandés comme pour les champs à remplir eux-même. J’ai été impressionné par la lisibilité du formulaire Otto :

  • Bien hiérarchiser l’information : l’idéal étant de mettre un seul bouton pour valider le formulaire, des liens textes pour l’aide (qui s’ouvre alors en pop-up) et des exemples en italique devant les champ sur lesquels il faut guider l’utilisateur.

5 – Soigner l’utilisabilité

  • Positionner le curseur dans le premier champ et penser à vérifier que la touche TAB fonctionne bien pour passer d’un champ au suivant.
  • Surligner le champ actif lors de la saisie. Sur certains champs, on peut même faire apparaître une aide contextuelle lorsqu’on arrive sur le champs. C’est ce que fait SpoonKey.
  • Faire apparaître une petite coche verte lorsque le champ est bien rempli, comme le fait spartoo :

  • Je n’ai vu qu’un formulaire qui accompagne le client dans la saisie de son adresse en lui proposant par exemple une liste de ville à partir de son code postal. Il doit y avoir une bonne raison à cela. Pourtant, c’est sans doute le meilleur moyen de ne pas avoir à corriger les adresses par la suite. Spoonkey va même jusqu’à assister l’internaute dans la saisie de sa rue à partir de sa ville.
AIDE ET GESTION DES ERREURS

Bannir le texte d’introduction en haut de formulaire qui explique que l’internaute s’apprête à remplir un formulaire. Si ce n’est pas clair, retourner travailler votre ergonomie… L’aide et la gestion des erreurs se fait en 3 temps :

6 – Prévoir une aide à la saisie

Cette aide peut être présente sur le formulaire (sous le champ à saisir par exemple) ou apparaître dès que l’internaute place son curseur dans un champ. On optera pour l’une ou l’autre des solutions en fonction de sa cible client, en évitant de mélanger les deux solutions, au risque de perdre en lisibilité.

7 – Faire un maximum de contrôle à la volée

Cette aide indique sans rechargement de la page si le champ est correctement rempli ainsi que la nature du pb s’il est mal rempli. On en peut pas détecter toutes les erreurs ainsi mais éviter les plus courantes (oubli d’un champs, mauvais format d’un mail, etc …). Cette aide ne doit pas être une boite de dialogue mais un calque qui s’affiche par dessus le formulaire et qui se place sur le champ concerné. Le bon élève de notre étude est ici spoonkey.

L’intérêt de détecter dès la saisie des erreurs ou oublis provient du fait que l’internaute est psychologiquement dans un mental de saisie et pas de correction. Il n’y a pas eu de rechargement de page.

8 – Corriger les erreurs

  • Afficher un message en haut de formulaire indiquant qu’il y a des erreurs,
  • Bien entendu, traiter toutes les erreurs en une fois et ne pas renvoyée la page à la première erreur rencontrée,
  • Positionner le curseur sur la première erreur,
  • Mettre graphiquement en évidence (surlignement, encadrement ou les deux) chaque champ posant problème avec une aide associée indiquant la nature du problème :

  • Faire disparaître cette mise en avant ainsi que le message d’erreur lorsque l’utilisateur est repassé sur le champ. Le bon élève ici a été la Redoute.
AUTRES POINTS

9 – Analyser les statistiques

Si vous en avez la possibilité, marquer différemment la page du formulaire en fonction des erreurs renvoyées pour connaître les champs posant le plus souvent problème.

10 – Normaliser les adresses en batch

Si possible, normaliser les adresses sans que le client ne s’en rende compte et donc, sans lui demander de valider l’adresse que vous avez déduite.

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Un billet, et puis c’est tout !

Faire payer le fait de payer, c’est possible. Easyjet facture 7€50 ses clients qui souhaitent payer en ligne avec une carte VISA.

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En réservant un billet d’avion sur le site d’easyjet, je me rends compte que la compagnie aérienne applique bien les basiques des low-costs. Et cela marche …

La compagnie aérienne Southwest est reconnue comme celle qui a inventé le concept des compagnies low-cost. La compagnie aérienne souhaitait se différencier en prix mais avait compris la première que toutes les compagnies payait le même prix pour les avions, la maintenance et le kérosène. C’est donc par le service et les frais de personnel qu’il fallait creuser l’écart.

Elle entreprit alors une baisse violente des prix et une chasse aux coûts inutiles, partant du principe que la plupart de ses clients souhaitaient se déplacer et pas boire un verre de Champagne. Elle lança donc une grande campagne de pub en affirmant à ses clients qu’elle aurait des prix imbattables mais que si ceux-ci voulaient manger des cacahuètes pendant le vol, alors ils devraient les amener eux-mêmes à bord. Cette stratégie fonctionna si bien que les low-costs furent surnommées les peanuts airline… surtout par les compagnies dont les coûts n’étaient pas aussi bas.

Quel rapport avec le ecommerce ?

Et bien je pense que les sites de e-commerce qui souhaitent se positionner sur le prix doivent justifier leur baisse de prix en mettant en avant de manière transparente la baisse de coût, et éventuellement, la baisse de qualité ou de valeur pour leur client. Ainsi, sans bagage et en payant sur Internet avec une carte bleue, on peut faire Lyon / Porto pour 30€. Si on souhaite emmener 2 bagages et payer en VISA, le prix double.

Cela ne doit donc pas empêcher ces sites de proposer des services optionnels et payants aux clients plus exigeants qui souhaiteraient un meilleur service.

A l’époque la Southwest a sans doute été fort décriée dans sa chasse aux coûts.

Imaginez un peu ce que cela donnerait en ecommerce :

  • un numéro de tracking optionnel et payant,
  • un emballage consigné à rapporter en point relais ou un emballage classique payant,
  • des alertes de suivi de commande payantes également,
  • un numéro de téléphone payant pour l’aide à la vente,
  • un seul mode de paiement gratuit, le moins cher pour le marchand,
  • une réduction si la commande est passée dans la nuit, aidant ainsi le marchand à lisser son trafic,
  • une réduction si le client accepte de fournir plus d’informations au marchand lui permettant d’éviter tout risque de fraude,

Je suis sur qu’il y a de nombreux autres coûts qui nous parraissent maintenant incontournables jusqu’à ce qu’un jour, un e-commerçant sérieux décide de changer les règles et invente le low-cost du e-commerce (comme cela s’est d’ailleurs passé dans le retail avec l’arrivée fulgurante du hard-discount). Internet n’est en effet pas le low-cost du retail, c’est un autre modèle. Attendons le very-low-cost !

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