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Faut-il avoir un programme d’affiliation ?

1% des affiliés font 90% des commandes. Les autres n’en font pas ou presque pas… on peut se demander si il est vraiment nécessaire pour un e-commerçant de passer par une plateforme pour ces commandes là. Dans quel cas et sur quel marché est-il utile d’avoir son programme d’affiliation ? Le coût d’acquisition affiché par l’affiliation ne nous trompe-t-il pas ? Les plateformes d’affiliation créent-elles vraiment toujours de la valeur ?

 

Qu’est ce que l’affiliation ?

L’affiliation est au départ un bon moyen de rémunérer d’autres sites web comme apporteurs d’affaires. Le principe est simple et séduisant : un site affiche une bannière pour vous. Il est rémunéré chaque fois qu’un visiteur clique sur cette bannière et fait un achat dans votre boutique. La rémunération peut être un montant fixe défini à l’avance (on parle alors de CPA), un % du CA généré. Dans quelques cas, la rémunération peut être liée au nombre d’affichages de votre bannière ou au nombre de clics. Enfin, elle peut être un mixe de chacun de ces points (clics + % du CA par exemple).

L’affiliation est donc un moyen formidable de se créer un réseau de force de vente que l’on ne rémunère qu’à la performance.

Pour faciliter la création d’un programme d’affiliation et ne pas signer un contrat avec des milliers d’affiliés, dans la plupart des cas, on fait appel à une plateforme d’affiliation. Le rôle de ces plate-formes (un intermédiaire de plus) est de recruter les affiliés et d’assurer le tracking des affichages, des clics et des ventes, qui permet d’attribuer ou non une vente à un affilié.

La rémunération des palteformes est dans la plupart des cas un % de la rémunération des affiliés (variant de 15 à 40%).

 

Pourquoi faut-il créer son programme d’affiliation ?

A priori, les avantages sont multiples :

  • Gain de notoriété car affichage gratuit de vos bannières sur de nombreux sites.
  • Coût d’acquisition très performant. Si votre panier moyen est de 90€ et que vous décider de donner 7% de votre CA HT à vos affiliés, la commission de l’affilié sera de 5€25 et celle de la plateforme de 1€58. Le coût d’acquisition sera donc de 6€83. Bien entendu, c’est vous qui fixez la commission donnée aux affiliés. Celle-ci peut varier entre 2 et 30% en fonction de votre marge et de la concurrence sur votre marché.
  • Gain de productivité : si vous souhaitez apparaître dans les comparateurs comme leguide, sachez qu’ils travaillent tous ou presque avec toutes les plateformes d’affiliation. Ceci vous permet donc de ne générer qu’un catalogue à destination de la plateforme, qui elle, va le rendre disponible à tous les comparateurs et guides de shoping.
  • Pour faire du CA : c’est clair, si on se lance dans l’affiliation avec comme objectif de faire du chiffre d’affaires, on ne sera pas déçu.

 

Pourquoi ne faut-il surtout pas y aller ?

En fait, en fonction de vos marges et de votre marché, il y a aussi des inconvénients à l’affiliation :

  • Développement d’un réseau d’affilié non exclusif. Les milliers d’affiliés de chaque plateforme constituent leur force mais aussi leur faiblesse. Si votre compte est intéressant pour une plateforme mais que votre marché est peu développé sur le web, vous allez devoir développer le réseau d’affiliés pour la plateforme que vous avez choisi. En faisant cela, vous facilitez la tâche à vos concurrents. Dans ce cas-là, il faut se demander si vous n’avez pas intérêt à développer votre propre plateforme d’affiliation.
  • Attention au CAC moyen ! Le CAC d’une commande par affiliation est bas mais si la part des commandes faites par l’affiliation augmente au détriment des commandes gratuites, le CAC moyen augmente. C’est mathématique et c’est simple. Les cash-backer l’ont bien compris : pour inciter les internautes à repasser systématiquement par eux (et donc vous contraindre à rémunérer l’affilié alors que le client est peut-être un client fidèle de votre enseigne), cashstore ou ebuyclub reversent tout simplement une part de leur commission aux internautes. Gagnez moins pour gagnez plus longtemps… Si, en tant que consommateur, vous trouvez cela séduisant, dites vous que vous n’êtes pas les seuls et que donc, en tant qu’e-commerçant, il va falloir l’intégrer dans le modèle économique.
  • Attention aux marges : il y a trois méthodes pour faire performer son programme d’affiliation : toucher les sites de cash-back, les sites de codes réduc et proposer des bannières qui ne seront cliquées (et donc affichées) que si elles mettent en avant des codes avantages. Pour les second et troisième point, les marges s’écroulent lorsque les CAC s’envolent car on rémunère l’affilié et la plateforme, tout en faisant une réduction au client.
  • C’est un mythe : la réponse est dans le titre : ne pensez pas que votre boutique e-commerce en bricolage fera des dizaines de ventes par jour par son réseau de sites et blogs spécialisés dans le bricolage. 90% de vos commandes seront réalisées par 1% de vos affiliés… Ceux-là même qui réalisent 80% des ventes dans tous les autres secteurs. Cela se vérifie toujours (je suis preneur de contre-exemple). D’ailleurs, non seulement les sites spécialistes ne feront pas de ventes mais ils ne sont pas affiliés. Leurs webmasters n’étant pas encore dans une démarche de valorisation de leur trafic.

 

Internaliser son programme d’affilliation, est-ce une bonne piste ?

C’est donc le conseil de Michael Amar. Le dirigeant d’Agorad a fait le raisonnement suivant : si un petit nombre d’affilié fait la majorité des ventes, il faut alors dealer en direct avec eux pour avoir une meilleure relation avec ces 10 ou 20 Top affiliés et pour économiser la commission de la plateforme. Sa recommandation est cependant de conserver la plateforme d’affiliation (comment se rémunère-t-elle alors ?) pour gérer les milliers de sites affiliés qui ne font pas de ventes…

 

En conclusion …

Si l’internalisation parait être une bonne manière d’optimiser son programme d’affiliation, la première question à se poser est « mon modèle économique et mes marges me permettent-ils de le faire réussir durablement ?« . Il n’y aura pas de ventes sans les sites de cash-back ou de codes promo et sans bannière à gros avantages pour le client final. Si votre modèle est conçu comme ceci au moins les premières années, il ne faut pas hésiter à lancer son programme d’affiliation. Si par contre votre budget communication et/ou vos marges ne le permettent pas, mieux vaut se concentrer sur d’autres moyens de gagner des clients.

Enfin, un bon moyen d’utiliser l’affiliation sans les inconvénients cités ci-dessus est de proposer aux affiliés des rémunérations différentes en fonction de s’ils vous apportent un nouveau client (bonne rémunération) ou s’ils ont simplement trouvé un moyen (code reduc, cashback) de faire re-passer par eux vos clients qui vous connaissent déjà bien et qui auraient sans doute accédé directement à votre site sans eux… Mais il est alors probable que vous ces sites ne restent par affiliés ou vous mettent moins en avant que vos concurrents qui eux continuent de mieux rémunérer…

La dernière conclusion de cet article est que l’affiliation, inventée pour les petits sites, a changé de cible. Les plateformes se concentrent sur les sites qui font du CA. Il n’y a plus de modèle pour les sites plus petits ou les blogs et comme beaucoup d’autres, je suis à la recherche du modèle économique de la publicité sur ces sites.

 

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Avoir du coeur …

Il y a deux ans, j’échangeais avec une personne dont l’idée était de créer un annuaire des entreprises citoyennes ou solidaires. Il souhaitait créer une société en vendant de la visibilité, en CPM ou en affiliation. Je trouvais l’idée intéressante car c’était un moyen de fidéliser son audience qui a plus de sens que lorsque on reverse une partie de ses revenus en cash-back. Une telle société existe à présent :

C’est en lisant un article en presse hebdo que j’ai découvert soliland.com. Le principe est simple : le site se rémunère sur le mode de l’affiliation et reverse 50% de ses revenus à des associations oeuvrant dans les domaines de l’action sociale, l’environnement ou le développement durable. Les deux fondateurs annoncent 25.000€ de fonds récoltés pour leur première année et tablent sur 400.000€ et 200.000 membres pour 2008.

Ce site est calqué sur son grand frère américain, Igive.com qui a collecté 3M€ en 2007.

Ce qui m’a poussé à analyser un peu ce modèle est le fait que l’article en question nomme ‘partenaires’ les entreprises auxquelles le site s’est affilié.

Par ailleurs, soliland.com annonce sur son site « Le site propose un système innovant où tout le monde trouve son compte : les associations collectent des fonds sans frais de collecte, les internautes réalisent des dons grâce à leurs achats mais sans dépenser plus, et les marchands sur Internet participent à cette démarche éthique« .

En fait, vu par le consommateur, qui n’est pas familier du montage de l’affiliation, Soliland a en effet fait un travail énorme en signant un partenariat avec plus de 400 entreprises qui lui permettent à présent de consommer éthique sans payer plus. En étant coté commerçant, on ne peut pas vraiment se satisfaire de cette image, même si l’initiative est très bonne.

Que devraient faire les marchands ?

Première piste : participer à cette démarche éthique directement et plus efficacement. Par exemple, pour les sites disposant d’un programme de fidélité, en donnant le choix au client de recevoir un bon de réduction à partir d’un certain montant d’achats ou de reverser cet argent à une oeuvre de son choix référencée par le site. C’est une manière pour l’enseigne d’associer aussi ses consommateurs aux actions qu’elle entreprend peut-être déjà par ailleurs.

Seconde piste : créer un GIE pour reverser 100% des montant aux oeuvres. En effet si Igive.com ne reverse aussi que 50% de ses revenus, la rentabilité de l’entreprise est alors excellente car j’imagine que fidéliser dans ces conditions est facile. Dès lors, en tant que commerçant, je penserais que cet intermédiaire est inutile.

Troisième piste : l’achat solidaire passera aussi à l’avenir dans la découverte de moyens novateur pour rendre plus écologique la VAD (emballage, transport).

Pour conclure, je trouvais ce modèle séduisant il y a deux ans; aujourd’hui, je le trouve un peu border puisque ce n’est pas le consommateur qui consomme responsable mais le les marchands qui financent des projets tout en enrichissant un intermédiaire. Peut-être est-ce cependant la seule solution pour pousser les entreprises à entreprendre ce type de démarche par elles-mêmes…

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Une bonne idée pour voyage-sncf.com

On a beau être un des leader du e-commerce en France, si le mortar ne suit pas, quel déficit d’image !

Voici mon premier post  ne traitant pas directement d’e-commerce…

 

Hier, je me lève tôt (très tôt) pour prendre le train. Arrivée à la gare, je constate que j’ai oublié ma carte  fréquence. Ayant 5 minutes, je me présente donc au guichet pour demander un duplicata de ma carte abonnement. Que les mauvaises langues se taisent, c’est possible. Cela coûte juste 20€… N’ayant pas perdu ma carte, j’explique à une personne au guichet que cela me parait un peu abusé… Sur ses conseils, je décide donc de signaler mon oubli au contrôleur. Celui-ci devra me faire payer le supplément que je pourrai alors me faire rembourser en investissant 3€47 de super sans plomb 95 pour me rendre à nouveau à la gare. Bon conseil, sauf que le contrôleur m’apprend que je serai remboursé de ce supplément moins 10€ par trajet, soit 20€ pour mon aller-retour de la journée…

Résultat Brut d’exploitation SNCF : + 20€

 

A coté de cela, j’ai amazon.com (toujours eux les bons élèves !) qui répond le samedi 11h à un mail envoyé le vendredi à 23h pour leur dire que sauf erreur de ma part, il manque un produit dans ma commande. Pas d’enquête, pas de contrôle, pas de frais. amazon.com s’est excusé de la gêne occasionnée et m’a envoyé jour même le livre manquant.

Résultat Brut d’exploitation amazon.com: + 2 milliard €

Vivement le futur, où tous mes pronostics se réaliseront et où chaque € de résultat des entreprises correspondra vraiment à une création de valeur pour le client.

 

Puisque je ne suis pas très heureux ce jour, j’en profite pour vous faire connaître un blog intéressant qui a tout compris au référencement naturel. J’ai nommé emma-bee. J’ai trouvé ce jour ce blog parce qu’il reprenait à la lettre le contenu de mes deux plus grands articles dans deux posts. Dans un, l’auteur a pris soin de citer mon blog, dans l’autre pas. Dans les deux cas, je n’ai pas été prévenu. Donc voici un peu de pub et deux liens en dur …

 

Trève de bavardage, dans un prochain post, j’aimerais évoquer le parrainage. J’ai beau retourner le concept dans tous les sens, je ne vois pas dans ce levier une possibilité de développer radicalement le business, sans doute par ignorance. Qui serait prêt à me fournir des informations ???

 

PS : message au webmaster de Emma bee : ne pas reprendre ce post, sous peine d’avoir une référence circulaire ;-)

 

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